Des patrimoines entre nature et culture

Monuments, sites naturels et collections muséales richesses de la commune.

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L’église paroissiale

Eglise paroissiale, Guy Carmet - Tous droits réservés

Eglise paroissiale, Guy Carmet – Tous droits réservés

L’église paroissiale doit son existence à l’abbatiale ! Dès 1850, le Conseil de Fabrique s’inquiète de la dégradation de l’abbatiale utilisée alors comme église paroissiale. Le choix se porte sur la construction d’une nouvelle église, plus grande et  plus moderne. Le style choisi pour la construction « néo-gothique », très en vogue alors, s’inspire du gothique poitevin ou style Plantagenet. Son édification commence en 1862 et bénéficie d’un très fort investissement populaire. Chacun y contribue selon ses moyens : les plus aisés en finançant l’autel, les vitraux, les boiseries, une partie des voûtes etc., les plus modestes en apportant leur main-d’œuvre pour le transport des pierres et matériaux. Elle est ouverte au culte en 1869. Longue de 52 m avec un clocher culminant à 65 m elle renferme des éléments dignes d’intérêt.

 

L’orgue remarquable de 19 jeux issu de l’atelier des frères Van Bever en 1895 est installé en 1921.

Eglise Saint Philbert VitrailSes magnifiques vitraux sont réalisés par de célèbres maîtres-verriers : ceux, classiques, du chœur par Claudius Lavergne en 1898, et ceux de la nef, de style art-déco, par Jean-Jacques Grüber en 1936. Les deux rosaces du chœur sont un rappel à l’Histoire avec Jeanne d’Arc au Nord et le général Lamoricière au Sud.

Concerts et chorales s’y succèdent plusieurs fois par an.

Pour plus de détails visuels : architecture et mobilier de l’église paroissiale

Le vignoble

Saint Philbert de Grand Lieu est une terre de vignobles, les vignes s’y épanouissent dès le quatorzième siècle. C’est une commune majeure des A.O.P. Muscadet Côtes de Grandlieu et Gros Plant. La spécificité des terroirs (gneiss feuilleté mêlé d’amphibolites et de schistes) et l’ensoleillement de la région du sud-Loire autorisent aussi une grand variété de cépages afin de satisfaire les attentes des amateurs de vin de caractère. Plusieurs cépages nobles produisent des vins reconnus comme le Chardonnay et le Sauvignon gris, élégants et aromatiques, le Grolleau gris, vin blanc original et fruité, la Cabernet rouge, les Pinots noirs et gris, le Gamay et d’autres encore à découvrir. Partez sur le chemin des vignes, les vignerons de la commune se feront un plaisir de vous accueillir dans leur cave et de vous faire apprécier toute la diversité et l’originalité de leurs cuvées.

 

 La statue du général Lamoricière

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Statue du général Lamoricière

Cette statue localisée a gauche de l’église paroissiale elle a été érigée à cet emplacement en juin 1969, après avoir été rapatriée de Constantine (Algérie), en raison des liens de naissance qui rattachent le Général Lamoricière à la commune. Elle a été réalisée par le sculpteur Jean-Baptiste Belloc. Elle relate la prise de la ville de Constantine par le général en 1837. Ce monument de 8.50 m de hauteur placé sur un socle en pierre constitue une masse de bronze coulé de 6.5 tonnes.

Pour plus de détails visuels : photographies de la statue du Général Lamoricière

 

Les belles demeures

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Château de Monceau, Abbatiale et Découvertes

Plusieurs puissantes familles aristocratiques se sont partagées pendant longtemps le territoire de la commune de Saint Philbert de Grand Lieu. Elles y ont laissé leurs marques par l’édification de belles demeures et châteaux situés alors au centre de très vastes exploitations agricoles. Citons les domaines de : Monceau, L’Ouvrardière , Le Moulin Etienne, L’Aujardière, le Port Boissinot, la Maillère, les Bretaudières (villa construits par Michel-André Seheult en 1804 et aujourd’hui inscrit au titre des monuments historiques), les Jamonnières, le Rocher, qui seront tous détruits au moment de la répression de 1793-1794 (hormis le Port Boissinot, la propriétaire étant républicaine). Les édifices actuels datent donc tous du 19e siècle dans des styles différents. Ils sont toujours accompagnés d’un ensemble de dépendances de style clissonnais. Propriétés privées ils ne se visitent pas.

 

La collection ornithologique Helmut Warzecha

La faune remarquable du lac de Grand Lieu a attiré des hommes remarquables.

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Collection ornithologique Helmut Warzecha – J-C LOLLIER

Helmut Warzecha a passé son enfance en Silésie, région de grands lacs située en Pologne, où son père garde-chasse pratiquait déjà la taxidermie. Prisonnier échoué en pays nantais en 1945, Helmut s’installe définitivement à Saint Philbert de Grand Lieu en 1948. Habitant près du Marais Michaud, il laisse libre cours à sa passion des marais et de l’ornithologie, à son talent pour la taxidermie et va naturaliser un nombre considérable d’animaux. Il a ainsi constitué une collection exceptionnelle longtemps conservée chez lui.

Devenue propriété de la ville de Saint Philbert de Grand Lieu suite au don d’Helmut, la collection est en partie présentée sur le site de l’abbatiale pendant plus de 20 ans dans un bâtiment aujourd’hui fermé au public « La maison du lac », ou « Musée avifaune ».

La collection a depuis fait l’objet d’un récolement ou inventaire et d’une restauration pour certaines pièces. Cet inventaire a permis d’établir une liste de plus de 1600 pièces et plus de 200 espèces différentes, signe de l’importance de cette collection. La ville conserve aussi une partie de son matériel de travail, ses livres, des formes de chasse et un grand nombre de réalisations plastiques toutes inspirées de la faune des marais de Grand Lieu : dessins, peintures, sculptures en bois ou en pierre d’éclogite…

Actuellement, une sélection d’oiseaux naturalisés est visible dans une salle d’exposition du Site de l’abbatiale. Il s’agit de spécimens typiques des zones humides et du lac de Grand Lieu : spatule blanche, héron, canard, martin-pêcheur, vanneau huppé, aigrette garzette, chevalier gambette, guifette noire…

 

L’herbier du docteur Emile Cailleteau

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Herbier du Docteur Emile Cailleteau 19e siècle

Un autre homme a été fasciné par Grand Lieu, mais pour sa flore.

A la fin du 19e siècle, Emile Cailleteau, médecin à Saint Philbert de Grand Lieu et botaniste amateur commence la réalisation d’un herbier. Cet homme conseiller municipal actif pendant des années, est appelé comme chirurgien dans l’Armée de Bretagne en 1870. Il est aussi le médecin de l’hôpital de la Communauté des Sœurs de Saint François d’Assise en 1914.

En 2014, l’association Déas Nature a mis en dépôt à la ville de Saint Philbert de Grand Lieu treize liasses de l’herbier du docteur Cailleteau.

Le classement des planches de cet herbier est réalisé de manière méthodique et semble suivre une trame établie selon l’ouvrage Flore de France de l’Abbé Coste. Les plantes récoltées par le Docteur Cailleteau proviennent de la région dont certaines des rives de la Boulogne, des marais et du lac de Grand Lieu. Le travail d’autres botanistes régionaux, comme James Lloyd ou encore Ambroise Viaud-Grand-Marais, a permis d’enrichir cet herbier avec des espèces végétales provenant de la France entière.

Cet herbier présente un intérêt patrimonial majeur en tant que témoin des techniques de collectes, des choix d’espèces et de la classification de celles-ci à la fin du 19e siècle. De plus, les plantes conservées dans cet herbier sont des indices majeurs pour la compréhension de l’évolution de la flore locale depuis plus de 100 ans.

Pour en savoir plus sur les herbiers : HerbEnLoire, recensement des herbiers des Pays de la Loire

Le patrimoine de style clissonnais

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Bâtiments d’exploitation construits dans la style clissonnais, Abbatiale et Découvertes

Dans le courant du 19e siècle la Loire Inférieure connaît une véritable explosion de ses activités industrielles et agricoles. Dans une volonté partagée de progrès les propriétaires fonciers cherchent alors à modifier totalement le cadre de vie des agriculteurs et la fonctionnalité de leur outil de travail. En 50 ans tout le territoire du Pays de Retz va se couvrir de nouvelles constructions de bâtiments ruraux, très bien étudiés et adaptés au travail et à l’habitation. Les traces de cette véritable révolution agricole sont omniprésentes à Saint Philbert de Grand lieu et présentent de magnifiques ensembles sauvegardés.

Situés en propriétés privées ils ne se visitent pas, mais certains sont visibles de l’extérieur. Citons le château du Rocher, ses caves et dépendances, le château des Jamonnières et tout le hameau qui le borde.

Leur architecture, inspirée directement par le modèle italianisant de la Garenne-Lemot près de Clisson, fait toujours appel à l’utilisation de la brique et des tuiles. Le style en sera ensuite décliné jusqu’à la côte atlantique, dans les résidences balnéaires de Pornic, Sainte Marie, ou encore Préfailles.